Une porte vers ailleurs

Le blog d'un niçois qui part voyager un an en Nouvelle Zélande.

28 décembre 2007

Etape 9 : il me faut VRAIMENT terminer mes étapes

(En l'occurence surtout la 5 et la 6, mais c'est dur)


Pourtant, je dois avour que pour le moment, ce n'est ni trop difficile ni trop chiant. L'organisation du voyage, je veux dire. C'est assez amusant, plutôt excitant, et je n'ai eu que des interlocuteurs capables et sérieux face à moi (pourvu que ça dure).

Mais les papiers restent les papiers.

Pour valider définitivement la réservation de mes billets d'avion, je veux être sûr que l'école de Christchurch a bien une place pour moi à mon arrivée. Mais je ne peux pas valider définitivement la réservation de mes cours d'anglais à l'école si je ne dispose pas d'une assurance santé sur place. Et je ne peux pas...

Tu vois le genre ?

Donc je surveille mes mails, et j'agis vite quand je peux agir. Là, j'attends. Pour l'assurance. C'est un peu frustrant, surtout que je suis en vacances et que donc j'aurais justement le temps d'agir. Tu me diras, j'aurais aussi pu penser AVANT à cette histoire d'assurance. Et j'ai comme dans l'idée qu'il y aura d'autres choses comme celle-là où je regretterais de ne pas y avoir penser avant.

Bon, ben en attendant je retourne profiter de mes cadeaux de Noël et des amis descendus sur la côte d'azur pour les fêtes...

STV.

"Il est pas assuré ?
- C'est pas rassurant."

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26 décembre 2007

Etape 8 : il me faut un tee-shirt noir

(Haka l’peindre en noir oui, ces sous-titres sont de plus en plus pourris)

Ils me font peur, les gens : ils s’obstinent à me faire croire que les néo-zélandais sont rancuniers.

Je m’en souviens bien : c’était le soir où je fêtais mon anniversaire. Un belle soirée, en vérité, durant laquelle, entouré de ma famille et de mes amis, je célébrais un an de plus sur notre bonne vieille Terre. Et, au fond de la pièce, la grande télé montrait des gugusses qui couraient sur une verte pelouse. Et en haut à gauche, de petites inscriptions blanches indiquaient que la France était menée par l’équipe des All Black, treize à zéro.

Comment, COMMENT tout a pu déraper ainsi ?

Damned. Et dire qu’on a encouragé les bleus ! Mon Dieu, qu’ai-je fait ? N’aurait-on pas pu perdre, comme d’habitude ? Comment m’en sortir, sur place ? Arriverais-je à masquer mon horrible (mais sexy) french accent ? Ma musculature de tennisman fera-t-elle illusion sous un tee-shirt noir moulant ? Réussirais-je à être crédible face au Haka quand la seule chorégraphie que je maîtrise est celle de YMCA ? A mon avis, ils vont me faire 'ma fête' (message subliminal).

J’aurais peut-être dû choisir l’angleterre.

STV.

« Il faudra que je pense à charger mon baladeur mp3 avec plein de musique.
- N’oublie pas les Rolling Stones. ‘Paint it black’ serait approprié !
- Ah ah. Très fin ça tiens… »

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24 décembre 2007

Etape 7 : il me faut profiter des miens

(Et vous, profitez des vôtres : Joyeux Noël à tous !)


En ce lundi 24 Décembre, nous préparons le réveillon de Noël.

Cette année, j'ai tout fait dans une seule et même journée : j'ai acheté, emballé et étiquetté tous les cadeaux que je voulais offrir à mes proches ; à ma famille ; à mes amis ; à ma filleule. Et là je réfléchis à ma tenue vestimentaire, parce que j'aime bien me la péter un peu lors de ce genre d'occasions.

Je ne sais pas où je serais, l'an prochain à la même date. Sans doute serais-je revenu en France. Mais peut-être pas. Qui sait ? Après tout, mon visa est valable une année complète...

Pour le nouvel an, ce n'est pas pareil : j'ai l'habitude de passer le nouvel an à droite et à gauche, jamais avec les mêmes personnes, jamais au même endroit. Mais Noël... c'est Noël. Je ne me souviens pas d'avoir déjà passé le réveillon de Noël sans être entouré de mes parents et de ma soeur. Sans sapin. C'est une véritable chance, que je savoure chaque année entre le foie gras et la bûche, à chaque éclat de rire, parce que souvent il y a aussi des amis de la famille et on rigole bien. Je crois que, si je devais fêter Noël en Nouvelle Zélande, ça me fera bizarre. Comme une distorsion temporelle (clin d'oeil à Hurley), l'impression d'avoir sauté une année... et quand j'y pense, ce sera à peu près ça.

En attendant de partir, je profite de mes proches, de ma famille, de mes amis.
Faites-le aussi.
Et Joyeux Noël.
Joyeux Noël.

STV.

"On parie combien qu'on va lui offrir des bouquins sur la Nouvelle Zélande ?
- Autant parier qu'en lançant un dé tu obtiendras un résultat compris entre un et six..."

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22 décembre 2007

Etape 6 : il me faut un avion

(Y a-t-il un pilote dans le navion ?)

J’aime bien l’avion.

Disons que j’ai une chance immense : j’ai du mal à m’y ennuyer. Non seulement je suis capable de rester à lire, immobile, des heures durant, mais je suis tout aussi capable de rester de longs moments à écouter de la musique, les yeux fermés. Mieux : j’ai un esprit si léger que je peux tout à fait rester des heures à ne rien faire, le regard dans le vide, mon imaginaire prenant le relais et m’entraînant dans des circonvolutions telles que si tu me parles, je ne t’entends pas.

Une chance, quand tu sais que je vais devoir me taper X heures de vol entre Londres et Auckland (où X est un nombre à deux chiffres : ne me demande pas combien exactement, avec l’histoire du décalage horaire, j’ai pas réussi à calculer).

Nice – Londres, Londres – Auckland, Auckland – Christchurch.

Bien organisé : premièrement, j’enregistre mes bagages à Nice et je les récupère directement à Christchurch (ça, c’est cool) ; secondement, y’a très peu d’attente aux escales, que ce soit à Londres ou Auckland (ça, c’est cool aussi). Par contre, je te préviens : si tu veux venir me voir, ça me fera plaisir, mais faudra que tu économises un peu. J’ai réussi à m’en sortir avec seulement trois chiffres, mais j’ai eu de la chance. Et ce n’est que l’aller. If you know what I mean…

STV.

« Mesdames et messieurs, bienvenue à bord, je suis votre capitaine…
- Ladies and gentlemen, welcome on board, your captain speaking… »

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20 décembre 2007

Etape 5 : il me faut des cours d'anglais

(Liz Taylor is rich)


C’est encore la faute à John Buttler.

Enfin bon, pas que : c’est un peu de notoriété publique que les néo-zélandais ont un accent de fou. C’est ce qu’on dit aussi des Texans, par exemple, ou des Marseillais. Maintenant, imagine un instant que tu es un anglais qui vient visiter la ville phocéenne. Imagine que tu es un amateur de langue française, et que tu speack french quite well. Et imagine que tu demandes la direction du vieux port à un marseillais.

« Peuchère, le vieux port cong ? »

Imagine la longue explication avec ce cher accent du sud, avec les contractions et les abréviations nées d’une pratique quotidienne, avec le bruit des cigales en fond sonore. C’est bon, tu as la scène en tête ?

Bon, ben maintenant, ose me dire que j’ai pas besoin de prendre de cours.

J’ai pas un niveau minable, mais il y a véritablement un monde entre lire un texte en anglais ou regarder une série américaine sous-titrée, et parler dans une langue qui n’est pas la sienne, au quotidien, pour faire ses courses ou discuter à bâtons rompus. Je sais que ça viendra avec la pratique, mais autant construire sur des bases solides : deux ou trois semaines de cours à Christchurch me feront le plus grand bien, ne serait-ce que pour m’acclimater.

En attendant, je m’entraîne sur John Buttler : en ce moment, même avec les paroles sous les yeux, je n’arrive pas toujours à reconnaître les mots qu’il chante, c’est dire.

STV.

« Et… il s’entraîne vraiment ?
- Ouais : il se retape l’intégralité des six saisons de ‘Red Dwarf’.
- Ah oui, ça c’est de la culture.
- De quoi devenir une belle ‘smeg head’… »

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18 décembre 2007

Etape 4 : il me faut du courage

(Où j'apprends que je suis un super-héros. Ou pas.)

"J'admire ton courage", qu'on me dit.

 

On ne m'avait jamais dit ça. Alors là, je croule tant et tant sous ces regards admiratifs que je songe très sérieusement à commander au père Noël un pantalon pattes d'éph.

 

Je peux pas vraiment dire que je me sois déjà considéré comme courageux. Je ne me suis jamais pris pour Captain Courage autre part que dans mes rêves de gamins, et encore : dans les songes des enfants, les terribles dangers qui menacent les héros ne sont rien d'autres que des dragons vert pomme un peu cons et des sorcières de 110 ans dont le plus manifeste des pouvoirs est de considérer qu'elles ont encore vingt ans sous prétexte que leurs visages affichent une intense acnée juvénile. En plus, à la fin du rêve, le baiser de la princesse est assuré, et il n'y a même pas le risque d'un rateau en place publique du château royal. Tu parles de courage.

 

Non, moi, quand je dis "courage" aujourd'hui, avec ma mâturité d'adulte, je pense à de réelles difficultés : les dragons rouges, vicieux et intelligents, bien sûr. Mais je pense aussi aux pompiers qui luttent contre les flammes, aux médecins sans frontière qui affrontent les blessures et la maladie de pays en guerre, ou même à plus petite échelle à tous ces gens du social qui se dressent chaque jour face au désoeuvrement des autres.

 

On admire mon courage, il paraît. J'arrête de bosser un an, je me tape une petite année sabbatique bien sympathique à l'autre bout du monde, je vais voir des paysages magnifiques, nager avec des dauphins... bref, je m'organise des vacances géantes en fuyant ce monotone quotidien, et on admire mon courage. Comme quoi, la vie, c'est vraiment injuste, pas vrai ?

STV.

"Comme quoi c'était pas si difficile de devenir un héros.
- Ouais. On se casse parfois la tête pour pas grand chose, hein ?"

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16 décembre 2007

Etape 3 : il me faut m'expliquer

(Pourquoi ? Pourquoi quoi ? Je ne sais plus pourquoi, je ne sais plus quoi, je ne sais plus...)


T'as déjà vu le film "Fight club" ?

Moi, je l'avais pas vu. J'aime bien Brad Pitt pourtant, mais le gouffre de mon inculture cinématographique est profond, très profond. Et j'ai le vertige. Bref, je m'égare.

Quand ma frangine est partie en Australie, il y a deux ans, j'ai soudain eu l'impression que tous les documentaires télévisés parlaient de kangourous, que tous les bouquins des librairies exposaient la vie des aborigènes, que tous les gens que je côtoyais avaient un parent, un ami, ou un cousin qui vivait ou avait vécu en Australie. Tout à coup, un élément auquel tu n'aurais jamais prêté la moindre attention te saute soudain à la gueule à la moindre occasion, tel un petit alien coriace et spécialiste du harcèlement. Avant, l'Australie, ça m'en touchait une sans faire bouger l'autre. Depuis, tout a changé.

C'est un peu pareil avec cette histoire de Nouvelle Zélande : depuis que ma décision est prise et que tout le monde me demande pourquoi j'ai pris cette décision que d'aucuns prétendent saugrenue, j'ai l'impression d'être entouré d'un grand nombre d'éléments qui clament comme une évidence les raisons qui me poussent à ce périple.

Comme Fight Club (tu vois, j'avais pas vraiment oublié mon introduction).

Moi, je l'avais pas vu. Et en le découvrant la semaine dernière, débutant ainsi un long travail de comble de mon inculture cinématographique (je m'y attaque à la petite cuillère), ça m'a fait froid dans le dos : la philosophie du film - ou en tout cas celle du personnage qu'incarne notre ami Brad - ressemble à s'y méprendre aux idées qui tournent et tournent et tournent dans ma tête comme un manège enchanté. T'inquiète pas, j'en suis pas encore à faire péter mon appartement à coups de C4. Mais justement.

C'est étrange, mais ça me fait un peu pareil avec l'album "Grand National" du fabuleux John Buttler, que j'écoute pourtant en boucle depuis le Printemps de Bourges : il parle tellement vite et avec un tel accent australien (ah, tu vois, un australien !) que je ne prêtais pas vraiment attention aux paroles (j'adore déjà assez ses mélodies). Eh ben finalement je me suis mis avant-hier à découvrir les textes de ses chansons. Encore une fois, tout est là. Clair. Limpide comme de l'eau de roche. Un écho à mes propres pensées, amplifié par ses accords de guitare comme un cri lancé dans les grottes de Lascaux ou la boîte crânienne de Paris Hilton.

"Go take a step outside see what's shakin' in the real world"

STV.

"Bon. Ben on sait pas plus pourquoi il part...
- Tu n'as donc rien compris ?
- Ben...
- T'as vu Fight Club ?"

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14 décembre 2007

Etape 2 : il me faut l'annoncer

("Au revoir, au revoir, Présideeent !")


Une fois le dossier de demande de Visa envoyé, j'ai estimé que mon départ était officiel. Je pouvais enfin en parler :
1) à ma famille,
2) à mes amis,
3) à mes patrons et collègues,
4) à mes lecteurs bien aimés.

Les parents ont ri jaune : il faut dire que ma petite soeur leur a déjà fait le coup. Je pense qu'au fond ils sont surtout surpris, étonnés que je souhaite quitter ma petite vie bien confortable, plutôt que inquiets. T'en fais pas môman, ton fils va gérer ça comme un chef. J'y ai beaucoup réfléchi, et je sais ce que je fais. Ma frangine, forcément, saute de joie pour moi.

Mes amis ont réagi de façon quasi-unanime. Genre "ouais, cool, ça nous fait un pied-à-terre, quand c'est qu'on peut venir te voir ?". Voilà, ça c'est des amis. Plus sérieusement, certains ont fait un peu la tête, mais ce sont les plus proches de moi et ainsi les plus à même de comprendre pourquoi j'en ai tant besoin. Je vais rater plusieurs anniversaires importants (c'est l'année des 30 ans pour une bonne partie d'entre nous), je rate un mariage, et l'évolution de ma filleule... sans compter la vie quotidienne de tous ces gens qui vont continuer à vivre sans moi. Mais on ne peut pas tout avoir, pas vrai ?

Mes patrons ont été unanimes aussi : "Stéphane, vous avez bien raison !". Ma foi, ça en serait presque vexant (rire). Mais la plupart ont déjà pas mal voyagé, et ils comprennent très bien pourquoi je le fais et ce que j'ai à y gagner.

Enfin, toi, ami lecteur, je suis certain que tu me feras plaisir en pleurant un coup sur "Blanc comme neige" que je suis dans l'obligation d'arrêter. Ce blog-ci sera certainement approvisionné de façon moins régulière, et surtout moins "sérieuse". Mais au moins, c'est de la vrai vie. Du "blog réalité", en quelque sorte. Et puis tu sais très bien que ça va être une chouette expérience pour moi.

STV.

"Allez, franchement, tu peux nous le dire non ?
- Quoi ?
- Annoncer son départ, sérieusement, c'est pas un peu jouissif ?
- Honnêtement ? Si, carrément."

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13 décembre 2007

Etape 1 : il me faut un Visa

(J'voulais faire un jeu de mot avec Windows Vista, mais pour mon retour ici, ça aurait vraiment pas été terrible)


Il faut bien commencer un projet pareil par quelque chose. Alors, j'ai commencé par remplir un dossier de demande de Visa. Si tu es intéressé par un départ en Nouvelle Zélande, je te conseille (outre le site officiel du gouvernement néo-zélandais) le super site des Frogs (association francophone en Nouvelle Zélande), pleins de bon conseils et très sympathiques. Tu peux me croâre.

J'ai choisi le VVT (Visa Vacances Travail), ce qui me permettra de rester jusqu'à 12 mois en territoire Kiwi, et d'éventuellement bosser un peu si je ne veux pas dilapider toutes les économies que j'ai mis de côté pour ce voyage. C'est un excellent compromis, un Visa fait exprès pour ce type de voyage (plus d'infos ICI).

Bon, on ne rentre pas en Nouvelle Zélande comme dans un moulin (c'est pas la France, quoi). En particulier il te faudra (me faudra) prouver qu'une fois ton visa expiré, tu es bien capable de rentrer chez toi. Amusant. Mon dossier (quatre pages à télécharger + quelques documents additionnels) est parti la semaine dernière pour l'Ambassade de Nouvelle Zélande à Paris. Il faut compter environ 15 jours pour obtenir le Visa, si tout se passe bien.

Ben tu sais quoi ? Je l'ai reçu lundi en 10, seulement sept jours après avoir fait partir mon dossier ! Ma foi, ça commence bien, et je vais pouvoir passer aux choses sérieuses : le billet d'avion et l'organisation de mes premières semaines. Je suis tout content, et suis tout fier de pouvoir serrer mon passeport contre mon petit coeur de candidat à l'expatriation.

STV.

"Quoi ? Il a pas de billet d'avion ?
- Non.
- Même pas un sac à dos ?
- Non.
- Il a quoi, exactement ?
- Heu... l'envie de partir, ça compte ?"

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10 décembre 2007

Je suis venu te dire que je m'en vais

(... et que du coup je suis de retour)

Je savais bien que ce vieux blog me servirait encore !

La "Porte vers ailleurs" ouvre de nouveau : au fond de moi, j'étais persuadé que ça finirait par arriver. Tout comme ma vie, ce blog retrouve une nouvelle jeunesse et prends un nouveau départ. Figure-toi que j'ai décidé il y a quelques mois de faire une pause dans ma vie professionnelle et de réaliser un vieux rêve : profiter de ma jeunesse pour voyager un peu. A presque 30 ans, il était plus que temps (et si tu me dis que c'est même un peu tard... ben t'auras raison).

Je suis donc en train de quitter mon travail, je m'apprête à rendre mon appartement. En Février si tout va bien, je décolle pour la Nouvelle Zélande (Schizozote y a laissé un poste vacant de blogueur à succès). J'envisage d'y rester entre six et douze mois.

C'est ainsi que ce blog reprend du service, en espérant que je trouverais le temps là-bas de le nourrir de mes expériences et de mes photos. En attendant le décollage, je t'abreuverais de mes préparatifs. Je sais pas si ça te passionnera, mais je crois que je serais bien content de graver ces moments dans le marbre digital de l'internet... un peu comme laisser des traces de pas dans la neige (clin d'oeil).

STV.

"Bon, ben c'est reparti pour un tour alors.
- J'avais commencé à m'habituer à la routine métro/boulot/dodo.
- Pareil. Sauf pour le métro et le boulot."

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